Ère commune

De Dettes
Aller à : navigation, rechercher

L'ère commune est celle commençant au moment fixé tardivement parmi les chrétiens, de la date supposée de naissance de leur prophète principal et l'un des derniers de cette tradition, qui correspond à l'année (X) de la tradition romaine et l'année [X] de la tradition hébraïque – pas de nécessité à préciser, il y a un décalage entre les trois calendriers, les deux derniers ont été initiés plusieurs siècles avant le premier, donc il y a une correspondance du dernier avec les deux autres avec décalage de (X) années, c'est un fait. Comme il y a adéquation entre calendrier chrétien, version grégorienne, et calendrier de l'ère commune, on peut user indifféremment les expressions « ère commune » et « ère chrétienne » pour signifier une date située avant ou après le début de cette ère.

La raison qui poussa certains humains à utiliser l'expression « ère commune » plutôt que « ère chrétienne » est pragmatique : c'est le calendrier qui sert à toute personne intéressée au fait de communiquer avec toute personne n'importe où pour harmoniser cette communication en la situant, ou en situant une partie du sujet de cette communication, dans le flux du temps. Le choix du calendrier grégorien est circonstanciel : la “mondialisation” ou “globalisation” amorcée vers 1500 de l'ère commune fut pour l'essentiel dirigée par des entités politiques qui dataient avec ce calendrier, de ce fait l'habitude de s'harmoniser sur ce point avec ce calendrier est ancienne. Il existe une autre “ère commune”, celle des sciences pour lesquelles la datation a de l'importance, située en l'année 1950 de l'ère commune, dite “le présent”, et où toute détermination de date est spécifiée « avant le présent » ou « après le présent », une construction curieuse, le présent pour un locuteur ou rédacteur étant toujours le moment où il communique....

L'article de Wikipédia « ère commune » dit une chose invraisemblable sur les « Objectifs de la chronologie en Ère commune » :

« La numérotation des années selon le mode occidental s'est, pour des raisons historiques et pratiques, imposée de façon mondiale dans les actes civils. Les datations traditionnelles demeurent toutefois souvent d'usage dans la vie religieuse. L'utilisation des référence “EC” et “AEC” a pour objet d'universaliser cette manière de compter les années en lui ôtant toute référence religieuse ou culturelle ».

Le plus évidemment invraisemblable est la fin, cette convention qui aurait « pour objet d'universaliser cette manière de compter les années en lui ôtant toute référence religieuse ou culturelle » : personne ne peut ignorer la concordance entre “ère commune” et calendrier grégorien, donc la référence religieuse, et que c'est fait « selon le mode occidental », donc la référence culturelle – et politique. Invraisemblable aussi ce qui précède, « Les datations traditionnelles demeurent toutefois souvent d'usage dans la vie religieuse », dans nombre d'entités politiques on utilise une datation autre que celle de l'ère commune « dans les actes civils » et dans des actes sociaux divers sans lien à la “vie religieuse” et sans lien autre à la religion, le cas échéant, que le fait qu'elle est de pratique majoritaire d'un certain groupe. En outre, pour plusieurs systèmes calendaires ont a un rapport inverse, avec un calendrier civil dans lequel s'inscrivent des événements en lien à la religion, à commencer par le calendrier grégorien, qui hérite largement du calendrier dit julien, et donc où la “vie religieuse” s'inscrit dans le calendrier civil.