il est en ce monde qui n'est pas et qui est deux sortes d'êtres, philosophes et géomètres
Les philosophes qui ne croient en rien et n'aiment rien créent le monde et y répandent l'amour
Les géomètres qui croient en tout et aiment tout admirent le monde et aiment cet amour répandu


Bien sûr, comme je est un autre et autre est un jeu, il faut comprendre qu'un géomètre ou un philosophe, c'est tout un. C'est comme cette histoire de Juifs et de Nazis (on la trouve un peu partout directement ou dans des variantes, avec les Bleus et les Rouges, ou les Semblables et les Différents). L'histoire ? Comment reconnaît-on un Juif ? Il porte une étoile jaune au revers. Comment reconnaît-on un Nazi ? Il porte une svastika noire au revers. Si je suis un Juif et que je mets une svastika noire à mon revers, je suis un Juif ou un Nazi ? Et bien, selon toute apparence, un Nazi.

Comment reconnaît-on un Géomètre ? Il porte une règle de géomètre bleue au revers. Comment reconnaît-on un Philosophe ? Il porte un Phi rouge au revers. Si je suis un Géomètre et que je mets un Phi rouge à mon revers, je suis un Géomètre ou un Philosophe ? Et bien, selon toute apparence, un Philosophe.

Codes couleur.

La droite c'est bleu, la gauche c'est rose ou rouge.

Déclaration d'Aurélie Fillipetti sur France Culture, mardi 23 mai 2017 vers 12h55. Très belle illustration d'une réflexion que je mène : à quoi reconnaît-on un fasciste ? Il a une svastika noire sur fond blanc au revers ; à quoi reconnaît-on un antifasciste ? Il a un triangle rouge au revers.

Politis, c'est de quelle « couleur » politique ?

Et bien, c'est un peu de toutes les couleurs. Enfin non. Enfin si. Mmm... Compliqué cette histoire... Disons, ça dépend de la manière dont on regarde la chose.