Mal interprété parce qu'on le comprend généralement comme, la parole est fugace et passe, elle ne laisse pas de trace, l'écrit est pérenne et laisse une trace persistante. Or, rien de plus fugace qu'un écrit : qui peut encore comprendre Verba volant, scripta manent ? Cela fut écrit il y a plus de deux millénaires, et restera pour l'éternité dans cette forme, mais la pensée que cet écrit transmet a su s'adapter aux temps pour devenir “les paroles s'envolent, les écrits restent”. Et qui comprendra cet écrit dans deux millénaires ? Ce qui s'envole est dans l'air, est mobile, est mouvant, ce qui reste ne change plus.